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Savon de Marseille cuit au chaudron (par 3)

Composé de 72% d'huile extra pure, à l'huile d'olive, 100% extra pur végétal, sans colorant. Cuit au chaudron à l'ancienne. Hypoallergénique, recommandé par les dermatologues. Respecte la fragilité de la peau délicate des nourrissons, conseillé par les sages-femmes et pédiatres. Vendus par 3

 

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8,90 € TTC

106004

Disponibilité : Article disponible


Savon de Marseille, 72% d'huile extra pure, à l'huile d'olive, 100% extra pur végétal, sans colorant. Ses ingrédients sont 100% d'origine France.

Cuit au chaudron à l'ancienne.

Hypoallergénique, le savon de Marseille est recommandé par les dermatologues. Respectant la fragilité de la peau délicate des nourrissons, il est conseillé par les sages-femmes et les pédiatres.

Ses rejets 100% biodégradables sont inoffensifs pour la faune et la flore.

Savon rectangulaire de 100g, vendus par 3

Un peu d’histoire

Le savon de Marseille est un type de savon particulièrement efficace par son pouvoir nettoyant, utilisé pour l’hygiène du corps. Ce produit résulte de la saponification d'un mélange d'huiles essentiellement végétales par la soude. Il peut être fabriqué de façon industrielle ou artisanale. Une teneur de 72 % en masse d’acide gras était garantie dans le savon de Marseille traditionnel, uniquement préparé à partir d'huile d'olive.

La formule de ce savon a été réglementée sous Louis XIV au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, Marseille compte quatre-vingt-dix savonneries. Cette industrie florissante est à la pointe de la chimie de l'époque. Elle connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l'essor des détergents de synthèse précipite son déclin.

En France, le savon est utilisé depuis l'Antiquité.

L'origine du savon de Marseille provient du savon d'Alep existant depuis des milliers d'années. Le mode de fabrication originaire de la ville d'Alep en Syrie, à base d'huile d'olive et de laurier s'est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l'Italie et l'Espagne, pour atteindre Marseille.

Marseille possède des manufactures de savon à partir du XIIe siècle qui utilisent comme matière première l'huile d'olive extraite en Provence la plus proche. La soude, terme qui à l’époque désigne un carbonate de sodium plus ou moins pur, provient des cendres des plantes des milieux salins, en particulier la salicorne . Crescas Davin est au XIVe siècle le premier savonnier officiel de la ville. En 1593, Georges Prunemoyr, dépassant le stade artisanal, fonde la première fabrique marseillaise.

Fabrication du savon de Marseille

La saponification de corps gras est la réaction que les maîtres savonniers marseillais conduisaient en cuve traditionnelle ou industrielle.

La saponification

Le savon de Marseille résulte d'une réaction chimique de saponification. C'est une simple hydrolyse alcaline, de corps gras par une base forte. Les esters que sont les corps gras, graisses animales ou huiles végétales, sont hydrolysés en milieu alcalin par une base, la soude NaOH.. L'hydrolyse des esters produit du glycérol, autrefois appelé glycerine et un mélange de carboxylates de sodium, c'est-à-dire des sels métalliques d'acides gras, qui constituent le composant déterminant du savon sous une phase condensée, parfois dénommée semi-cristalline après sèchage.

Le procédé marseillais

Le procédé marseillais est un procédé discontinu de fabrication du savon. Il se compose de plusieurs étapes :

L'empâtage et l’épinage 

On introduit en même temps les matières grasses et la soude dans une cuve ou dans un chaudron de grande contenance, et on les mélange tout en les chauffant à 120°C. La saponification démarre. La température élevée sert à accélérer la réaction de saponification. Les graisses et la soude ne sont pas miscibles. Pour faciliter la réaction, on met un fond de savon provenant d'une précédente fabrication qui sert à former une émulsion entre les phases huileuses et aqueuses. C’est pour la même raison qu’on agite le mélange.

On soutire ensuite la glycérine obtenue, qui rejoint la phase aqueuse en fond de cuve. Ainsi, l'industrie du savon donne naissance à des industries annexes. La plus importante est la "stéarinerie" ou fabrication des bougies à partir de la récupération de la glycérine.

La cuisson

On ajoute de la soude pour avoir une réaction plus complète des matières grasses. Si une partie des matières grasses ne réagissait pas avec la soude, elle risquerait de rancir et poserait des problèmes de conservation. La pâte est cuite plusieurs heures.

Le relargage

La pâte est nettoyée à l’eau salée pendant plusieurs heures pour éliminer la soude en excès. On opère avec une solution aqueuse saturée en chlorure de sodium soit 360g de NaCl par litre d'eau. Le savon est très peu soluble dans l’eau salée à la différence de la soude. Il forme un précipité que l’on récupère par soutirage.

Le savon terminé ne contient plus du tout de soude, car, si le lavage est soigné, l'eau salée a entraîné la soude, les autres impuretés de l'huile ainsi que la glycérine. C'est la délipidation du savon.

La liquidation

La pâte est mise au repos. Elle peut être lavée à l’eau.

Le coulage et le séchage

La pâte fluide est versée dans des moules, puis le savon humide est mis à sécher pour le durcir.

Le découpage et l’estampillage

Le savon solidifié est découpé en cubes puis marqué. À l'origine, le savon de Marseille traditionnel affiche 72% d'huile d'olive. Il contient cette teneur massique en acide gras, acide gras provenant de l'huile d'olive. Ce pourcentage était estampillé sur le savon.

Le savon de Marseille aujourd'hui

Son utilisation

Le savon de Marseille est d'abord un produit de propreté dont l'usage corporel quotidien est avéré depuis plusieurs siècles, en particulier pour les mains et le visage. Il sert aussi de nettoyant ménager et au lavage du linge. On trouve des paillettes de savon de Marseille pour la lessive. On l’emploie notamment pour laver le linge des personnes allergiques et des bébés parce qu’il ne contient pas d’ingrédients allergisants.

Le savon artisanal

Un savon de Marseille traditionnel se présente sous la forme d’un cube, sur lequel est gravé « 72% d’huile » et le nom de la savonnerie.

Le savon artisanal dit à l’huile d’olive est aujourd'hui composé d’huile d’olive, d’huile de coprah et d’huile de palme. La couleur du savon à l’huile d’olive oscille entre le marron et le vert.

On trouve aussi du savon de Marseille blanc, composé d’huile d’arachide, d’huile de coprah et d’huile de palme.

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